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« Un site, il faut le faire vivre » : qui met à jour la carte de votre commerce ?

Deux commerçants de Cholet m'ont fait la même réponse en une semaine. Ce qui les freinait, c'est le travail d'entretien qui retombe sur eux après la mise en ligne. Ce qui change vraiment sur un site de commerce, qui peut s'en occuper, ce que ça coûte, et comment ça se passe chez deux établissements que j'accompagne.

Henoch

Henoch

Automation & AI Consultant

« Un site, il faut le faire vivre » : qui met à jour la carte de votre commerce ?

Un mardi matin, dix heures. Le plat du jour a changé, et quelqu'un vient de remarquer une faute sur l'ardoise. En salle, c'est corrigé en deux minutes. Sur le site, la carte date de mars.

La semaine dernière, dans le centre de Cholet, deux commerçants m'ont dit la même chose avec d'autres mots. Le premier, dans un restaurant, avait commencé un site puis abandonné : « les cartes, ça change tout le temps, il y a toujours une correction, une faute d'orthographe ». Le second, dans une petite boutique qui tourne bien : « un site, il faut le faire vivre ».

Aucun des deux n'a parlé du prix ni de l'utilité d'un site. Ce qui les freinait, c'est le travail qui arrive après la mise en ligne.

Pourquoi tant de sites de commerce meurent au bout de six mois ?

Un site se construit en quelques semaines. Le tenir à jour, c'est pendant des années, souvent au milieu du service.

Le scénario revient presque toujours. Le site part avec de belles photos et la carte du moment. Trois mois plus tard, un plat disparaît et personne n'a le mot de passe sous la main. La modification attend le lundi, puis le lundi suivant.

Le client, lui, ne sait pas que la page a six mois. Il voit un prix qui n'existe plus, ou il vient un dimanche où vous êtes fermé. Un site périmé est pire que pas de site du tout, parce que le client croit ce qu'il y lit.

Si vous voulez savoir où vous en êtes, envoyez-moi le nom de votre commerce. Je vous réponds avec la liste de ce qui est faux en ligne, endroit par endroit. C'est gratuit, et tout est expliqué à la fin de cet article.

Qu'est-ce qui change vraiment, semaine après semaine ?

En pratique, voici ce qui bouge :

  • La carte, les prix ou les arrivages. Le plat du jour, la bière qui entre, le fromage de saison, une coquille à corriger.
  • Les horaires. Horaires d'été, jours fériés, fermeture exceptionnelle pour travaux.
  • Les événements. Une soirée jeux, une dégustation, un menu de groupe, un concert.
  • Les photos. La nouvelle terrasse, la vitrine de Noël.
  • La fiche Google. Elle doit dire exactement la même chose que le site, et c'est souvent la première chose que le client lit.

Chaque changement est petit, mais il revient souvent. Dix minutes pour quelqu'un qui sait faire, une heure pour quelqu'un qui doit d'abord retrouver comment se connecter.

Qui peut s'en occuper : vous, un proche, ou un prestataire ?

Vous-même. Si vous aimez ça et que votre carte change deux fois par an, un outil simple type Wix ou Squarespace suffit. Vous payez l'abonnement de l'outil et vous donnez votre temps.

Un proche. Le cousin informaticien est la réponse la plus fréquente, et elle marche souvent très bien au départ. Le problème arrive le jour où le cousin n'a plus le temps, et où vous n'osez pas le relancer pour une faute d'orthographe.

Un prestataire payé pour ça. C'est mon métier. Vous m'envoyez le changement comme ça vous arrange, une photo de l'ardoise, un message ou une ligne dans un tableau, et je le mets en ligne. Le délai est de 2 jours ouvrés, et il est écrit dans le contrat.

Comment ça se passe dans un café de Cholet

Chez Obaachan est un café de Cholet que j'accompagne depuis le 1er septembre. Leur site affiche l'agenda du café : soirées jeux, soirée internationale, tournoi d'échecs, flash tattoo.

L'équipe ne se connecte à rien. Elle remplit un tableau partagé dans son dossier Google Drive, une ligne par événement : date, titre, horaire. Je compare ce tableau à ce que le site affiche et je modifie les lignes qui ont changé.

Quand l'équipe n'a pas encore l'horaire d'une soirée, le site affiche « Horaire à venir ». En septembre, ils ont complété dans leur tableau les horaires de quatre soirées, et le site montre maintenant ces horaires-là.

Les horaires d'ouverture et les changements de carte passeront par un autre dossier, encore vide. En attendant, le site reprend les horaires de leur fiche Google.

Un site entretenu depuis juin : la cidrerie basque

Higeralde Sagarlekua est une cidrerie du Pays basque espagnol. Son site est en ligne depuis juin 2026, en espagnol, français et anglais, avec un carnet de réservations. Le cas complet est ici.

Ce que l'entretien a voulu dire, en trois mois :

  • Cet été, le personnel de salle a remarqué que le site acceptait des réservations alors que le service était plein. Nous avons ajouté un plafond de couverts par service. Le site arrête maintenant de proposer des créneaux quand c'est complet, et les groupes de plus de sept personnes passent par le téléphone.
  • Les 31 avis Google publiés à ce moment-là ont tous reçu une réponse.
  • Deux articles ont été publiés sur le site, en trois langues.

Depuis le lancement, le carnet a enregistré plus de 500 réservations. En août, un mois sans événement particulier, le site en a pris 92, soit environ trois par jour.

Et la fiche Google, faut-il vraiment s'en occuper ?

Oui, et souvent avant le site. Un restaurant de Madrid que j'accompagne a comparé les deux sur la même période. En 30 jours, sa fiche Google a produit environ 1 770 actions : itinéraires, appels, clics vers le site, réservations. Son blog amène environ 200 clics par mois depuis Google.

Ma recommandation pour ce restaurant : publier moins d'articles et passer ce temps sur la fiche : horaires exacts, réponses aux avis, photos à jour.

Pour un commerce de quartier, c'est encore plus vrai. Si vous ne tenez à jour qu'une seule chose, que ce soit vos horaires sur Google. Corriger un horaire faux sur votre fiche prend cinq minutes et ne coûte rien, et vous pouvez le faire vous-même dès aujourd'hui.

Combien coûte l'entretien d'un site de commerce ?

Chez moi, l'entretien fait partie d'un forfait mensuel. La formule PRÉSENCE est à 249 € par mois. Elle comprend le site multilingue, l'hébergement, le nom de domaine, la maintenance technique, l'optimisation de la fiche Google et les mises à jour courantes : carte, horaires, événements, photos, en ligne sous 2 jours ouvrés. Le détail est sur la page des tarifs.

S'y ajoute une mise en place initiale, une semaine de lancement pour reprendre vos contenus et migrer ce qui existe. Son prix va de 800 à 2 000 € selon le travail réel. Vous êtes à 800 avec des photos utilisables, une carte à jour, une seule langue et rien à récupérer. Vous montez vers 2 000 s'il faut rapatrier un ancien site, refaire les photos ou publier en plusieurs langues. Vous avez le montant exact par écrit avant qu'on commence.

Sur un an, cela fait 249 € × 12 = 2 988 €, plus la mise en place, soit entre 3 788 et 4 988 € la première année. L'engagement est de six mois, puis le contrat devient mensuel.

Une refonte, une nouvelle page ou un changement de structure du site ne rentre pas dans l'entretien courant. Ces travaux sont chiffrés à part, par écrit, avant de commencer.

Le domaine, la fiche Google et les accès restent à votre nom. Si vous arrêtez, le site continue de vous appartenir et vous repartez avec.

Pour qui ce n'est pas fait

  • Un commerce qui tourne déjà à pleine capacité grâce au bouche-à-oreille. Le commerçant qui m'a dit « il faut le faire vivre » m'a aussi dit que sa boutique était bien occupée.
  • Une carte qui ne bouge pas. Si vos produits et vos horaires sont les mêmes depuis cinq ans, un site simple que vous tenez vous-même fera l'affaire.
  • Quelqu'un qui aime s'en occuper. Gardez ce plaisir et payez seulement l'outil.

Dans les trois cas, vérifiez quand même vos horaires sur Google.

Par où commencer

Ouvrez votre fiche Google sur votre téléphone, puis votre site s'il existe, puis votre page Facebook ou Instagram. Notez les horaires affichés à chaque endroit, et le prix d'un produit que vous vendez souvent.

Si les trois disent la même chose et que c'est juste, vous n'avez pas de problème d'entretien.

S'ils ne concordent pas, envoyez-moi le nom de votre commerce, et une photo de votre carte si vous en avez une. Je vous réponds avec la liste de ce qui est faux en ligne, endroit par endroit. C'est gratuit, et vous pouvez corriger vous-même tout ce qui y figure.

Écrivez-moi ici.

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Questions fréquentes

Est-ce que je dois apprendre à me servir d'un outil ?

Non. Vous envoyez le changement comme ça vous arrange : une photo de l'ardoise, un message, une ligne dans un tableau partagé. La mise en ligne, c'est mon travail, sous 2 jours ouvrés.

J'ai déjà un site fait par une agence. Je perds mon domaine si je change ?

Pas si le domaine est à votre nom. Commencez par vérifier qui en est le titulaire : l'agence doit vous communiquer le code de transfert, et ce domaine vous revient. On garde les mêmes adresses de pages, ou on redirige les anciennes vers les nouvelles, pour que Google ne perde pas la trace de votre site. Si le domaine est au nom de l'agence, dites-le-moi au premier échange : c'est le premier point à régler, avant toute refonte.

Que se passe-t-il si j'arrête après six mois ?

Après les six premiers mois, le contrat devient mensuel et vous pouvez l'arrêter. Le nom de domaine et la fiche Google sont à votre nom depuis le premier jour, donc rien ne disparaît avec moi.

Vous refaites aussi les photos ?

Je travaille avec les photos que vous avez déjà. Chez Obaachan, le site utilise leurs propres photos et leur charte graphique. Si vous n'avez aucune photo utilisable, on en parle avant le devis.

Et les mentions légales ?

Un site professionnel en France doit afficher des mentions légales, et un bandeau cookies conforme aux règles de la CNIL s'il dépose des cookies. Les deux font partie de la mise en place.

Vous travaillez seulement à Cholet ?

J'habite à Cholet, et c'est en passant la porte que j'ai rencontré l'équipe de Chez Obaachan. Je travaille aussi à distance : la cidrerie basque et le restaurant de Madrid sont suivis sans que j'y sois.